Dark Horse

[Review] The Black Beetle #0

Le creator-owned de Francesco Francavilla
J'adore les numéros #1. Les numéros #0 me font par contre un peu peur. Sans doute parce qu'ils n'ont la plupart du temps aucune importance, le numéro #1 devant être accessible à n'importe quel lecteur. Mais surtout parce qu'il s'agit souvent d'un exercice de style, d'une tentative pour appâter le lecteur. Je n'ai pourtant pas eu ce sentiment en achetant The Black Beetle #0. Sans doute parce que son créateur est un artiste d'exception: Francesco Francavilla.
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Vous connaissez sans doute Francesco Francavilla. Il a travaillé avec Scott Snyder lors du run Black Mirror (Sombre Reflet, paru chez Urban Comics) sur Detective Comics et a remplacé Yanick Paquette pour Swamp Thing #9. Mais il est aussi un cover artiste très prolifique avec quelques travaux chez Marvel mais surtout ses innombrables couvertures pour Dynamite. Son style est très old-school, et joue beaucoup sur les couleurs, soit chaudes soit très froides. Avant de travailler pour DC ou Marvel, il avait écrit quelques récits courts. C'est là qu'est né The Black Beetle. Aujourd'hui, Francavilla a l'occasion de publier ses histoires chez Dark Horse. Ce numéro #0 rassemble les pages publiées au sein de l'anthologie Dark Horse Presents. Ce magazine pré-publie une partie des titres Dark Horse et souvent de manière inédites. C'est donc une chance de voir ce numéro #0 sortir avant de voir débarquer le premier numéro dans les prochains mois. Mais cela vaudra-t-il le coup d'attendre?
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Ce que j'aime chez Francavilla, c'est son réalisme. Les vêtements tombent très naturellement et les visages sont très expressifs. Alors forcément, quand on raconte une histoire de super-héros, il faut s'attendre à ce que le costume fasse un peu kitsch. Et c'est tant mieux ! Cela colle parfaitement à l'ambiance que nécessite le script. Cela dit, je peux comprendre que tout le monde n'accroche pas à cette esthétique si particulière. Cette histoire se passe en 1941. Un artefact millénaire et magique est recherché par une brigade nazi et The Black Beetle va devoir tout faire pour les empêcher de se le procurer. Ce scénario pourrait rappeler Indiana Jones, mais les dessins de Francavilla ajoute un cachet de film noir des années 30 encore plus rétro que les films de Steven Spielberg. On est en plein dans un récit pulp de l'entre deux guerres. La publication en feuilleton dans Dark Horse Presents a en plus divisé ce numéro en plusieurs parties avec à chaque fois des rebondissements qui donnent un rythme assez palpitant. Des fusillades, du sang, du fantastique et des Nazis volants, voilà tous les éléments qui font de ce numéro une réussite. Il complète en plus son univers avec de fausses publicités et affiches de film comme vous pouvez le voir au début de cette chronique et ces bonus sont vraiment sublimes. De son propre aveu, il en a encore beaucoup à dévoiler dans les prochains numéros pour accompagner chaque morceau du premier arc No Way Out qui commencera le mois prochain et pour 4 singles.
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Sans être révolutionnaire, The Black Beetle #0 remplit sa promesse avec de l'action, un début de romance, et un ennemi juré mystérieux qu'on retrouvera dans les prochains numéros. Francesco Francavilla nous donne une dose de mystère dans un univers rétro sublimement illustré. [conclusion=3,5][/conclusion] [onaime]- l'ambiance retro - Les dessins de Francavilla[/onaime][onaimepas]- Un peu trop classiques ? - Faut aimer Francavilla[/onaimepas]

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